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Maladie feu bactérien pommiers et poiriers
mercredi 15 mai

Qu'est-ce que le feu bactérien ?

Le feu bactérien est une maladie redoutable pour les pommiers et les poiriers. Causée par une bactérie nommée "erwinia amylovora", elle est très contagieuse et peut détruire une branche en quelques jours et un arbre en une saison. Quels sont les facteurs de risque, quels sont les symptômes et comment prévenir l'apparition de la maladie ? Nous répondons à vos questions.
Les symptômes du feu bactérien

Ils sont facilement reconnaissables, les végétaux semblent brûlés :

  • Feuilles avec taches brunâtres,
  • Boutons floraux desséchés et brunis,
  • Rameaux recourbés et séchés,
  • Apparition de chancres sur les troncs et les branches avec production d'un exsudat visqueux.

 

Les facteurs de risque

Une température élevée et une atmosphère humide permettent à la bactérie de se multiplier extrêmement vite. Les gouttelettes d'exsudat contenant les bactéries, se diffusent avec le vent, la pluie, la grêle, les oiseaux et insectes et parfois même avec les propres outils du pomiculteur. Elles contaminent ainsi les autres rameaux et végétaux.

La période de la floraison est particulièrement à risque car les bactéries pénètrent encore plus facilement dans les tissus végétaux par les cicatrices laissées par la chute des pétales. Le butinage par les abeilles est un vecteur de la maladie, transmise d'un arbre à un autre par le poêle contaminé.

 

Les mesures préventives

En France, la plantation de variétés particulièrement sensibles, comme la poire Passe-Crassane, est désormais interdite. Les pépiniéristes n'ont plus le droit de multiplier les plants. Ainsi, nous sommes chanceux d'avoir encore nos propres arbres et en prenons le plus grand soin.

Nous veillons toute l'année à prévenir l'apparition de cette maladie à travers :

  • La taille des parties atteintes plusieurs dizaines de centimètres en-dessous des lésions,
  • La suppression des chancres afin que la bactérie ne s'y réfugie pas l'hiver et ne contamine pas à nouveau l'arbre au printemps suivant,
  • L'arrachage des arbres les plus gravement atteints,
  • La destruction systématique de nos déchets végétaux,
  • Le nettoyage soigneux de notre matériel après avoir taillé,
  • L'élimination des floraisons secondaires,
  • La pulvérisation d'une solution de cuivre (en quantité raisonnée) ou d'argile lorsque nous avons besoin de freiner la maladie.

 

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