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Mauvaises herbes vergers
mardi 03 septembre

Faut-il laisser les mauvaises herbes proliférer dans les vergers ?

Quelles sont leurs fonctions? Sont-elles si néfastes ?

Les mauvaises herbes sont présentes partout et ont toutes une fonction, bonne ou mauvaise, au sein des vergers.

Elles sont favorables à la culture dès lors qu’elles ne l’envahissent pas. En effet, il est judicieux de les laisser se développer lorsqu’elles poussent dans les allées enherbées des vergers, en lisière de culture ou dans des parties non cultivées car, par exemple :

  • Elles attirent, une fois fleuries, bon nombre d’insectes utiles à la pollinisation. Ainsi, la fleur de pissenlit est la première végétation spontanée que les abeilles butinent,
  • Elles constituent de véritables « garde-manger » pour les prédateurs, qui s’éloignent ainsi de la culture,
  • Certaines variétés évitent le tassement du sol causé par les tracteurs.

Toutefois, certaines mauvaises herbes envahissantes, appelées adventices car elles ne poussent pas là où on le souhaite, sont de redoutables concurrentes. Elles possèdent une fulgurante aptitude à proliférer et à étouffer la végétation cultivée. Ainsi, le chiendent, l’oxalis, le chardon des champs, l’égopode, la renoncule rampante, le plantain, le mouron rouge, la ronce ou encore le liseron des champs méritent d’être arrachés s’ils représentent une menace pour le développement de la plantation et, par conséquent, de la récolte.

Plus faibles que les plantes sauvages, nos arbres ne peuvent pas rivaliser dans la recherche de l’eau et des nutriments (concurrence racinaire) et dans celle de la lumière (concurrence aérienne, étouffement) dont ils ont besoin pour vivre. Ainsi, nos récoltes seront considérablement réduites.

Il arrive parfois même que cette végétation spontanée prenne la place de la plante cultivée (cf. photo). Aussi, les feuilles de certaines adventices excrètent dans le sol des substances toxiques pour les plantes cultivées tandis que d’autres hébergent des ravageurs et favorisent leur développement et donc la destruction des arbres cultivés. Laissez faire la nature et les plus faibles disparaissent ! Cela demande donc aux arboriculteurs une attention toute particulière afin de reconnaître et de prévenir certains dangers.

Pour éviter l’envahissement, on fauche après la floraison pour éviter la montée à graines.

Pour conclure, nous ne pouvons pas nous nourrir sans détruire une partie des mauvaises herbes mais leur laisser assez de place est primordial pour conserver un verger en bonne santé.

 

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