Notre activité

Au printemps

Le printemps

Le printemps est d’une importance majeure pour les Vergers Tissot.
Cette belle saison nous demande de surveiller la floraison, de choisir les nouvelles variétés de fruits que nous souhaitons cultiver, de nous occuper de la plantation, d’éclaircir les arbres et de prévenir les gelées de printemps qui peuvent être particulièrement redoutables.
 

La floraison dans les vergers est une période sublime et bucolique. Les oiseaux chantent, les arbres sont en fleurs et libèrent une odeur douce et délicieuse. C’est le moment d’inviter notre apiculteur à installer ses ruches sur nos terres afin que ses abeilles pollinisent les fleurs de nos arbres et permettent la fructification. Leur présence et leur activité est cruciale pour permettre l’existence d’une prochaine récolte. Les hyménoptères récoltent le pollen et le déposent sur les fleurs. Ils en transportent également sur le pistil, la partie femelle de la fleur et rendent alors possible la fécondation du pépin qui engendrera le développement du fruit. La durée de la pollinisation varie d’une variété à l’autre. Par exemple, les poires « Doyenné du Comice » n’ont que 24 heures pour être pollinisées. Imaginez alors si le jour opportun, il n’y a ni vent, ni insecte !

 

Dès lors les fleurs transformées en petits fruits, il est essentiel d’effectuer un éclaircissage pour optimiser la récolte. Nous retirons les plus petits fruits ainsi que les « mal formés » des arbres pour laisser aux autres la place nécessaire pour se développer et favoriser leur croissance homogène. Ainsi, nous limitons aussi le phénomène d’alternance et bénéficierons d’une production plus régulière en terme de volumes et de calibres.

 

Mais pour avoir la chance d’apprécier une récolte réjouïssante, nous devons nous méfier des gelées de printemps particulièrement dommageables. Ces phénomènes naturels se produisent généralement durant les mois d’avril et de mai lorsque les températures affichent entre -1 et -6°C, les seuils critiques variant selon les variétés. Bien que les gelées tardives soient moins rudes que le gel hivernal et qu’elles aient lieu sur des périodes plus courtes, elles interviennent à un stade phénologique durant lequel les végétaux sont particulièrement fragiles. On appelle stades phénologiques des plantes les périodes précisément identifiées durant leur croissance et qui correspondent à un stade de développement des bourgeons, des fleurs ou des feuilles. Ainsi, les gelées printanières endommagent les bourgeons des arbres fruitiers, ces derniers ayant déjà débourré et ne possèdant plus de coque protectrice. Elles peuvent également détruire les fleurs et « brûler » les fruits en formation. Un tel épisode de gel peut compromettre une récolte entière. Les conséquences d’un autre phénomène, que l’on appelle dans le jargon, « la coulure », sont identiques. Le froid qui dure fatigue les arbres et provoque un arrêt de la sève. Comme dans un geste désespéré, l’arbre lâche alors ses jeunes fruits, qui tombent au sol.

 

Pour éviter une telle catastrophe, nous devons nous tenir constamment en alerte et être prêts à intervenir en pleine nuit si nécessaire. Nous nous sommes équipés de bougies de paraffine antigel que nous pouvons installer la nuit dans nos vergers afin de remonter la température. 300 à 600 bougies, d’une durée de combustion de 8 heures environ, sont allumées en cas d’alerte et en fonction de l’intensité du gel prévue.

 

De plus, nous avons recours à des Frost-busters, une technologie thermique écologique, afin de protéger nos vergers du gel. Ces machines, fixées à l’arrière d’un tracteur, nous permettent de réchauffer l’air et de sécher nos fruits en cas de gelées afin qu’ils ne subissent aucun dommage.